Les apprentis agricoles du CFAA 47 (CAPA, BPA, BP Jeps et bac professionnel) ont la possibilité d'effectuer un stage professionnel de 3 semaines en Europe. Les stages sont financés par le programme européen Leonardo da Vinci et co-financés par le Conseil régional d'Aquitaine.
A la fin de leur stage, tous les participants reçoivent un "Europass Mobilité" et peuvent mettre à jour leur CV Europass. En 2 ans, 30 apprentis agricoles lot-et-garonnais ont pu ainsi voyager, se faire des tas d'amis, développer leurs compétences techniques et étoffer leur projet professionnel.

lundi 27 février 2012

Comme une techno parade!

Premier carnaval belge pour nous 7 hier! Nous sommes allés à pieds à Wortel (10 minutes à peine). Nous ne savions pas où était le point de rencontre dans la ville; des voitures arrivaient, des cyclistes, des familles à pieds et tout le monde semblait attendre comme nous. Nous nous sommes rapprochés de ce qui nous semblait être le "coeur" de la fête, c'est à dire le chapiteau et les buvettes...
Nous avons suivi les badauds qui se regroupaient à un carrefour. En effet, c'est là que nous avons vu notre premier char: il transportait des personnages appartenant à une confrérie (costumes traditionnels avec chapeaux - certainement les "dignitaires"); des hommes y ont fait un discours et la fanfare a joué quelques morceaux. Il était environ 14h15.


Le coup d'envoi a été donné par les premiers chars d'enfants qui représentaient des engins spatiaux, suivis de 23 plateaux tirés par de gros tracteurs et richement décorés: un ressemblait à l'arche de Noé, un bateau avec ses pirates, des cabanes de militaires, un cirque, etc. Tous transportaient de nombreux jeunes déguisés qui chantaient et dançaient. On peut dire qu'ils étaient bien "gais" vu la quantité de bière consommée (à la pression ou en cannettes) au premier passage du cortège. Les chars étaient équipés d'un générateur pour alimenter la sono et les machines à pression. Les jeunes dans les chars animaient le carnaval et jetaient des bonbons et des petits cadeaux aux enfants. Ils jetaient aussi des cotillons et même du papier toilette! Les employés municipaux ont dû s'amuser le lendemain matin...
Une fois la parade passée, les gens se sont regroupés autour des buvettes et des 2 petits chapiteaux pour dancer et..... boire! Nous sommes partis au gîte vers 16h30 manger des crêpes et des gauffres chez la fille de Leen. Bien sagement.

Kevin, Teddy, Jérémy et Benoît L.
Les deux premiers chars, plutôt réussis!


Presque chaque char était équipé d'un "bar" avec bière à la pression; tous les occupants, sans exception, tenaient un voire deux verres de bière à la main (grosse publicité pour Jupiler)

Ces deux géants ont marché en direction des premiers chars comme pour leur demander de s'avancer vers la foule


Petite pause au chaud après le carnaval: Kiki se régale avec une gauffre et du nutella (oeufs et lait de la ferme de Leen)


dimanche 26 février 2012

Promenade à Hoogstraten

Hier après-midi, comme prévu, nous sommes allés à pieds en ville. Nous nous sommes promenés dans le jardin du béguinage construit en 1380 et vu les différentes maisons des béguines. La dernière a quitté le site en 1972. Dans la maison n°9 se trouve le musée communal (archéologie et histoire médiévale); nous ne l'avons pas visité car nous avons préféré regarder une exposition d'aquarelles d'un peintre/sculpteur allemand. L'église était fermée, dommage. Les maisons portent toutes le nom d'un saint patron et sont habitées par des particuliers (locataires? propriétaires?).
Les garçons devant l'église à trois nefs, achevée en 1687; elle est consacrée à Saint Jean l'Evangéliste (intérieur baroque riche, avec quantité de saints)
Le verger du béguinage


Nous avons remonté ensuite l'allée principale en direction du moulin (il était fermé, dommage!). Nous sommes revenus sur nos pas pour faire deux ou trois magasins et cherché des cartes postales.
Florian devant le moulin; petite pose rigolote
Petite pose dans le jardin de l'église Ste Catherine (la base du clocher est carrée et il devient octogonal au-dessus - 104,7m de haut et 80m de large)

Teddy a craqué devant la vitrine d'une des pâtisseries les plus fines de la ville: il est ressorti avec
un gâteau pour chacun d'entre nous, sympa!



samedi 25 février 2012

La foire de Geel jeudi et vendredi

  Jeudi après-midi, je suis allé à la foire agricole de Geel avec mon maître de stage et son épouse. J'ai pu être en relation directe avec tous les acteurs de l'agriculture flamande : Landbouwkrediet, Agrifirm, etc... Nous sommes allés à la rencontre des différents techniciens. Nous avons discuté près d'une heure avec chaque personne, bière, vin, café ou autre en guise de rafraîchissement. Quelques uns ont essayé de me faire boire le coup de trop mais c'est une pratique que j'avais déjà observée dans ce genre de rassemblements en France ; cela ne m'a donc pas surpris. Nous avons parcouru un dizaine de stands. Les soucis qu'a rencontrés l'exploitation l'été dernier ont été le principal sujet de conversation. En effet, près de 45 000 poules sont mortes lors des grosses chaleurs. Un dysfonctionnement du système de ventilation en était la cause. Et donc la machine juridique a dû se mettre en route : les assurances de M. ANTHONISSEN et de l'électricien chargé de monter le système de ventilation sont encore en procès. Les exposants parlent bien le français et ont fait l'effort, pour la plupart, de me faire participer. Ils aiment le vin de Bordeaux !
   L'après-midi s'est prolongée jusqu'à 21 h 30. Puis nous sommes allés manger dans un snack sur le chemin du retour. Je suis rentré au gite vers 22 h 30. La nuit a été courte et le réveil fut un peu douloureux...
 
LOLLIVIER
Benoît

Nous sommes allés tous ensemble vendredi après-midi à la foire; Benoît Deus a préféré rester au chaud; il avait attrapé froid la veille. C'est une foire qui se tient en semaine depuis peu afin qu'elle soit fréquentée essentiellement par les intéressés, les agriculteurs. Ce n'est pas une très grande foire comme on pourrait s'y attendre mais nous estimons qu'elle faisait entre 2 et 3 hectares. On y a trouvé essentiellement des stands de matériels dédiés à l'élevage (cochons, poules pondeuses et vaches à lait): aliments, équipement des bâtiments, assurances et banques, organismes de sélection des races, etc. L'organisation est de très grande qualité: taxis Mercedes pour accompagner les visiteurs au parking, grand hall de réception avec champagne, bière à profusion, etc. Tous les exposants attachaient de l'importance à l'accueil de leurs clients potentiels: toujours un verre à boire, sodas ou autres. L'ambiance était agréable, les gens tous très intéressés par les stands. En revanche, il n'y avait aucun animal. Cela nous a manqué! Nous y avons rencontré Mme Adams, M. Gericke et Bart. Benoît L. aurait voulu y rester davantage car c'était le soir de clôture avec de la musique, une petite fête. Nous avons préféré rentrer afin de manger au gîte.  

Les garçons

M. ANTHONISSEN et ses taureaux

  Après 2 jours dans mon entreprise d'accueil je n'ai pas qu'une simple impression sur la suite de mon stage. La famille ANTHONISSEN est très acueillante et sympathique. Ils m'offrent le repas du midi et même du soir au besoin. Ils font l'effort de parler français pour que je puisse suivre les conversations. De plus, ça permet de faire réviser les cours de langue de leur petite dernière Floor, ce qui est fort amusant.
  Enfin bon, vous allez croire que je passe mon temps dans leur maison si je n'évoque pas d'autres gens avec qui j'apprends tout plein de choses. Je pense à l'équipe avec qui j'ai récolté la semence aux taureaux jeudi matin. Bien sûr, je n'ai plus leur nom mais ils sont très sympathiques et ont une terrible capacité à traduire les blagues flamandes. Là non plus, nous ne faisons pas que causer puisque nous manipulons les taureaux en même temps ! Superbes bêtes calmes et dociles (des photos dès que possible). Elles font leur petite affaire sans aucune rébellion et repartent presque toutes seules à leur box. Puis j'ai observé le "traitement" des semences de taureaux, de la première observation juqu'à la mise en paillettes. C'est une expérience unique que je ne pourrai détailler que plus tard.

  Si je devais donner un adjectif pour qualifier ces premiers jours : passionnant. Un verbe : récolter. Un nom propre : MASERATI

LOLLIVIER
Benoît

Réveil difficile et programme du week-end

Il est presque 10h30 et je n'ai encore vu personne au gîte: tout le monde semble dormir ou se reposer de la semaine. Je ne raconterai pas l'après-midi passée hier à la foire agricole de Geel ; les jeunes le feront mieux que moi! Les entrées nous avaient été offertes par une entreprise agricole que connaît bien Bart.
A ce propos, il semblerait que notre blog soit extrêmement consulté par nos amis belges (enseignants, maîtres de stage, familles, etc) puisque à ce jour il y a eu dans ce seul pays plus de 207 vues (en moins d'une semaine) pour 373 en France au total! Les entreprises d'accueil suivent de très près nos récits et commentaires. Leen, notre hôtelière, m'a demandé hier l'adresse.

Le programme du jour:
- matin: visiblement REPOS et premières lessives
- après-midi: visite en groupe d'Hoogstraten ( il pleuvait dimanche dernier et nous n'étions donc pas sortis)
- soirée: crêpes et poker (...)
Demain après-midi, nous irons à pieds à Wortel, petite ville dont le centre est à moins de 2km : nous assisterons ainsi à notre premier carnaval en Belgique! L'ambiance s'annonce très festive avec beaucoup de cotillons et de bière. A surveiller donc...

vendredi 24 février 2012

La chasse est ouverte!

Nous sommes entourés de gibier comme des faisans et des lièvres; il y a des quantités folles de palombes en ville, posées sur les fils électriques, au sol à picorer ce qu'elles trouvent, dans les arbres, en bordure des routes... Je pense que l'on en voit ici autant que les pigeons dans nos villes. Les faisans sont un peu plus dans les terres mais il arrive qu'ils traversent les routes : ce matin, en amenant Kevin à Caprahoeve, une voiture en a tué un qui tardait à s'envoler à son arrivée : la voiture ne s'est pas arrêtée le récupérer. Nous aurions eu une rôtissoire, peut-être que....
P. Talet

jeudi 23 février 2012

Bilan des 2 premiers jours de stage

Première journée complète aujourd'hui : en effet, tous les jeunes ont intégré ce matin leur entreprise. Nous avons commencé notre circuit à 7h40 :
1- arrivée de Benoît et Florian à 8h00
2- Teddy a rejoint la gazonnière à 8h15 environ
3- au tour de Jérémy arrivé vers 8h35 sur la ferme
4- Benoît Lollovier a retrouvé son maître de stage vers 8h45
5- Kevin est le dernier de la tournée (il est mon co-pilote avec le GPS en mains) ; il était 9h05 quand il est descendu du bus

J'ai regagné le gîte vers 9h30. Je repartirai chercher les premiers garçons pour 16h. Dans l'ensemble, les entreprises commencent aux même horaires qu'en France mais n'attache pas d'importance à la pause du déjeuner : 30 minutes environ au lieu des 2 bonnes heures chez nous ! Il est vrai qu'une pause café ponctue la matinée vers les 9h. Les entreprises finissent en revanche de bonne heure, vers 17h. Pour Florian et Benoît, M. Van Looveren préfère qu'ils finissent à 16h.
P. Talet

Impressions sur les 2 premiers jours de stage :

Jérémy :« Mon maître de stage et sa femme sont très sympas avec moi ; ils me mettent à l'aise et m'encouragent à me sentir comme chez moi. Yves aime beaucoup rire. Il s'investit beaucoup dans son rôle de maître de stage et nous échangeons énormément. Il approfondit son vocabulaire technique en apprenant de nouveaux mots français. Quand on est à table, son épouse fait tout pour bien m'intégrer dans la famille : par exemple, elle fait attention à ce que je mange bien, m'explique quand je ne comprends pas (les noms des plats).
J'ai rapproché la ration éparpillée devant les stabus (les rations sont distribuées aux bêtes tous les 3 jours), j'ai paillé (petit conseil pratique : il faut allumer les lumières du tracteur pour que le boîtier de la pailleuse soit alimenté). J'ai curé les boxs des veaux qui viennent de naître. Pour qu'ils aient un plus grand confort (toutes les chances de leur côté), ces veaux sont bichonnés, paillés régulièrement. On a préparé la ration des vaches grasses (excessivement précise, élaborée, avec beaucoup d'aliments – un nutritionniste est appelé une fois par an pour faire un diagnostique et des prélèvements dans l'ensilage de maïs et d'herbes pour calculer la meilleure ration). C'est moi qui remplis les brouettes de maïs et triticale. J'ai même tondu la ligne du dos et la croupe de 12 veaux pour éviter la galle que les poils longs portent plus facilement. Yves m'a montré les résultats des tests pour la conformité de la race de ses génisses en vue de leur inscription au Herdbook. Son troupeau est assez homogène en terme de qualité. J'ai vu aussi les résultats d'annalyse des taureaux pour le depistage de 7 maladies bien précises: on peut dire qu'il y a eu, et qu'il y a encore une très bonne gestion de la génétique pour écarter au maximum les risques. 6 taureaux sur les 7 présents sur l'exploitation n'ont aucune maladie: cette rigueur porte donc ses fruits.

Un adjectif : super

Un verbe : s'investir

Un nom : la passion »
Extacy vue de dos: une sacrée bête de concours

Teddy : « 2 jours viennent de passer. J'ai fait connaissance avec l'équipe ; je travaille beaucoup avec Drick : il doit avoir tout juste 20 ans car il vient de finir ses études en horticulture. Il parle très bien le français. M. Ooms est très gentil et compréhensif ; il conseille d'abord Drick qui me dit ce que je dois faire ensuite. M. Ooms sait ce qu'il veut ; pour moi, c'est un vrai ingénieur. Il travaille très vite. On sent que l'équipe est soudée et qu'il y a une bonne ambiance.
J'ai travaillé sur une machine qui sert à tondre les pelouses : elle fait 12m de long avec 6 plateaux sur chacun desquels reposent 5 moteurs électriques. Chaque plateau a 8 pneus. Cette machine est repliable en 2 fois pour pouvoir la tracter sur la route. Mon travail consistait, avec Drick, à monter un plateau et les 8 pneumatiques, le tout de niveau. On a installé des tuyaux hydrauliques (prises de mesure des flexibles) et monté le rouleau sur la petite remorque pour sabler les terrains de foot. J'ai également lavé une lame pour niveler le sol. Mais le meilleur est arrivé quand ils m'ont confié le manitou pour aller chercher les palettes de rouleaux de gazon sur la gazonnière (au total 6 palettes de 50 rouleaux et 2 de 35). J'ai rangé les palettes en fonction de la commande des 3 clients. J'ai enfin chargé 5 palettes dans la remorque du premier client qui est arrivé, un paysagiste.

Un adjectif pour qualifier ces deux journées: passionnant

Un verbe : écouter

Un nom : plaisir »


Kevin : « La famille m'a tout de suite intégré : tous les repas (petit déjeuner, repas du midi et le quatre heures) se prennent en famille. Je travaille avec Mme Adams. Elle me montre ce qu'il faut que je fasse avec quelques mots (elle ne parle pas du tout le français) ; cela ne pose pas de problèmes pour le travail mais quand je lui pose des questions, elle ne peut pas m'expliquer. C'est un peu frustrant, mais ça va. Le matin, j'aide à nettoyer (passer la balayeuse dans les allées, pailler, curer et désinfecter le box des petits chevreaux, etc). J'ai aussi participé à la surveillance des chèvres qui s'apprêtaient à mettre bas : il y a eu en 2 jours une quinzaine de naissances. J'ai aidé à sortir les chevreaux (voir la vidéo) et à donner le biberon à tous les petits. Pour l'alimentation, je distribue le granulé en sceaux. Hier, Mme Talet est venue me chercher à 20h pour que je puisse assister au moins une fois à la traite : c'est une activité qui est assez rapide car il faut 5 minutes tout compris pour traire 25 chèvres (nous étions 3). Une chèvre à Caprahoeve donne 1300 litres de lait environ par an, ce qui est plus que la moyenne.

Un adjectif : passionnant

Un verbe : naître

Un nom : le plaisir »
Les chevreaux dormaient tous en tas, bien au chaud

Les petits chevreaux qui viennent de naître
Il faut leur donner le colostrum dès que possible

Florian et Benoît : « L'ambiance de travail est bonne ; les ouvriers nous expliquent ce que nous devons faire. Une employée parle le français et un autre homme un peu. Il est roumain comme les deux autres salariés qui travaillent avec lui. M. Van Looveren est un employeur sympathique. Nous commençons Kiki et moi à 8h, le reste de l'équipe à 7h. Il y a une pause à 9h30 ; nous déjeunons sur le pousse à 12h et nous avons de nouveau une pause à 15h30.
Pour l'instant, nous trions le persil que nous sortons des caisses qui viennent d'Italie ; nous mettons les brins en bouquet de 130gr environ car une fois les queues coupées, ils doivent faire 100gr. Il y a beaucoup de pertes (les petits brins et les feuilles jaunes). Nous espérons avec Kiki pouvoir travailler dans les champs très vite ou dans l'atelier avec la mécanique et les tracteurs.

Un adjectif : dur

Un verbe : trier

Un nom : chaîne »


mercredi 22 février 2012

Coup d'envoi officiel pour les stages et vive le GPS!

Les stages ont réellement débuté ce matin pour certains. Benoît et Kiki ont commencé à 8h chez Danny Van Looveren (village de Rijkevorsel à 10 minutes environ du gîte). Nous avons ensuite conduit Teddy à la gazonnière beaucoup plus au nord (15 bonnes minutes) sur la commune de Meer.
Le dernier arrivé fut Kevin vers 8h40 à Meerle. Il restera à Caprahoeve jusqu'à 20h ce soir pour assister à la traite. Ils ont tous amené un petit casse-croûte et le cadeau prévu pour leur maître de stage.

Benoît Lollivier ne commencera que demain car aujourd'hui M. Anthonissen est à une sépulture tout comme M. Gerick. En revanche, Yves viendra chercher Jérémy au gîte vers 11h30. 
Heureusement que Christelle nous a prêté son GPS car il y a tout de même un bon chemin à parcourir tous les matins pour déposer les 6 stagiaires sur leur entreprise. Elles sont situées un peu tout autour de Hoogstraten mais les routes sont assez bonnes et le paysage tellement dépaysant que cela ne posera pas de problème. Il faut parfois traverser un lotissement avant d'arriver à une ferme (droite, gauche, puis droite, droite, gauche....). Je dois faire attention aux cyclistes qui sont très nombreux à circuler (tout est plat!): il y a un réseau de pistes cyclables assez important ici.

Pour les courses.... c'est une autre paire de manches. Nous avons vite trouvé des supermarchés à proximité du gîte (il y a un Lidl par exemple à 300m) pour faire nos courses : les garçons se sont spontanément organisés par gîte. Ils sont par groupe de 3 et se font leurs petites commissions et leurs menus ensemble. Cela me semble très bien pour qu'ils gagnent en autonomie. Ils ont compris aussi ce qu'était le coût de la vie..... quand ils ont dû payer hier matin plus de 100 euros leur caddy : le superflu (sodas, et chips par exemple) a un coût et les euros chiffrent vite. En ce qui me concerne, j'ai eu un petit souci arrivée à la caisse car ma carte (une visa pourtant) n'était pas acceptée : ici, les gens paient beaucoup en liquide. Il a fallu que j'enlève des articles de mon sac. Dans notre petite friterie où nous avons mangé à notre arrivée samedi soir, nous avions aussi payé en liquide. Il suffit de s'organiser. Je dois reconnaître que la vie dans l'ensemble est très chère ici.
Les premières grosses courses au supermarché du coin
La ferme où nous logeons nous donne le lait et les œufs ; Kevin a prévu d'ailleurs de nous faire des crêpes vendredi et a acheté la farine pour cela. Il y a une très bonne ambiance au sein du groupe et les jeunes sont visiblement très contents d'être là, d'être ensemble.

mardi 21 février 2012

Au moins 50 000 euros l'hectare de terres agricoles...

On nous a dit que le prix de l'hectare des terres agricoles pouvait s'élever jusqu'à ....................100 000 euros!!!! Ici, c'est normal. On ne comprend pas encore pourquoi le prix est aussi démentiel.
Kiki

Il se développe de 15 à 25% chaque année

Bart et Patrick, deux autres enseignants de VITO, sont venus au gîte vers 12h45 aujourd'hui pour nous accompagner sur notre entreprise de stage.
C'est une entreprise de conditionnement et d'import/export de légumes et d'aromates. Le propriétaire s'appelle Danny VAN LOOVEREN. Il possède 25 ha autour sur le site (jeunes pousses, roquette, épinards, etc). Il a aussi 6 ha sous serres et 5 ha d'épinards en Hollande puis 6 ha de persil frisé en Allemagne. Les épinards représentent la plus grosse culture de la société (20 ha en tout).
Tous les légumes sont ramassés à la machine. Les sols ici sont sablo-limoneux avec de l'argile en profondeur. Il irrigue par aspersion 15 ha en permanence. L'eau provient des nappes phréatiques. L'engrais organique est liquide et l'azote est apportée avec un épandeur.
Il y a 13 employés permanents et 5 saisonniers qui viennent de l'étranger; les périodes de pointe sont d'avril à octobre.
Après avoir été en extérieur voir les terres et quelques machines, nous sommes rentrés dans les chambres froides et les salles où les légumes sont triés, lavés et conditionnés. M. Van Looveren compte 5% de perte après le tri et ces déchets finissent au composter.
Il importe des légumes (ciboulette, persil...) du Maroc, d'Inde, du Kenya, Israël, etc. Récemment, il a installé une usine à Agadir où 3 personnes travaillent pour lui. Il est moins tributaire des aléas climatiques que nous avons eus récemment en France et en Belgique. Il se rend à Agadir une fois par mois pour contrôler ses 65 ha (40 ha en plein air, 25 ha sous tunnels plastiques).

Il vend sa marchandise à des centrales d'achats en Belgique et en Hollande pour des marques telles que Aldi, Lidl, Carrefour, Colryut. Ses 2 camions frigorifiques transportent les palettes: le conditionnement commence quand la commande est passée. On peut dire qu'il n'a pas de concurrents pour l'instant et qu'il recherche l'équilibre entre productions et demandes.

On attend de commencer demain pour se faire une opinion.

Florian Guarneri et Benoît Deus
Danny Van Looveren

Le tapis pour le tri des jeunes pousses (on voit les déchets au sol)