Les apprentis agricoles du CFAA 47 (CAPA, BPA, BP Jeps et bac professionnel) ont la possibilité d'effectuer un stage professionnel de 3 semaines en Europe. Les stages sont financés par le programme européen Leonardo da Vinci et co-financés par le Conseil régional d'Aquitaine.
A la fin de leur stage, tous les participants reçoivent un "Europass Mobilité" et peuvent mettre à jour leur CV Europass. En 2 ans, 30 apprentis agricoles lot-et-garonnais ont pu ainsi voyager, se faire des tas d'amis, développer leurs compétences techniques et étoffer leur projet professionnel.

vendredi 24 février 2012

La chasse est ouverte!

Nous sommes entourés de gibier comme des faisans et des lièvres; il y a des quantités folles de palombes en ville, posées sur les fils électriques, au sol à picorer ce qu'elles trouvent, dans les arbres, en bordure des routes... Je pense que l'on en voit ici autant que les pigeons dans nos villes. Les faisans sont un peu plus dans les terres mais il arrive qu'ils traversent les routes : ce matin, en amenant Kevin à Caprahoeve, une voiture en a tué un qui tardait à s'envoler à son arrivée : la voiture ne s'est pas arrêtée le récupérer. Nous aurions eu une rôtissoire, peut-être que....
P. Talet

jeudi 23 février 2012

Bilan des 2 premiers jours de stage

Première journée complète aujourd'hui : en effet, tous les jeunes ont intégré ce matin leur entreprise. Nous avons commencé notre circuit à 7h40 :
1- arrivée de Benoît et Florian à 8h00
2- Teddy a rejoint la gazonnière à 8h15 environ
3- au tour de Jérémy arrivé vers 8h35 sur la ferme
4- Benoît Lollovier a retrouvé son maître de stage vers 8h45
5- Kevin est le dernier de la tournée (il est mon co-pilote avec le GPS en mains) ; il était 9h05 quand il est descendu du bus

J'ai regagné le gîte vers 9h30. Je repartirai chercher les premiers garçons pour 16h. Dans l'ensemble, les entreprises commencent aux même horaires qu'en France mais n'attache pas d'importance à la pause du déjeuner : 30 minutes environ au lieu des 2 bonnes heures chez nous ! Il est vrai qu'une pause café ponctue la matinée vers les 9h. Les entreprises finissent en revanche de bonne heure, vers 17h. Pour Florian et Benoît, M. Van Looveren préfère qu'ils finissent à 16h.
P. Talet

Impressions sur les 2 premiers jours de stage :

Jérémy :« Mon maître de stage et sa femme sont très sympas avec moi ; ils me mettent à l'aise et m'encouragent à me sentir comme chez moi. Yves aime beaucoup rire. Il s'investit beaucoup dans son rôle de maître de stage et nous échangeons énormément. Il approfondit son vocabulaire technique en apprenant de nouveaux mots français. Quand on est à table, son épouse fait tout pour bien m'intégrer dans la famille : par exemple, elle fait attention à ce que je mange bien, m'explique quand je ne comprends pas (les noms des plats).
J'ai rapproché la ration éparpillée devant les stabus (les rations sont distribuées aux bêtes tous les 3 jours), j'ai paillé (petit conseil pratique : il faut allumer les lumières du tracteur pour que le boîtier de la pailleuse soit alimenté). J'ai curé les boxs des veaux qui viennent de naître. Pour qu'ils aient un plus grand confort (toutes les chances de leur côté), ces veaux sont bichonnés, paillés régulièrement. On a préparé la ration des vaches grasses (excessivement précise, élaborée, avec beaucoup d'aliments – un nutritionniste est appelé une fois par an pour faire un diagnostique et des prélèvements dans l'ensilage de maïs et d'herbes pour calculer la meilleure ration). C'est moi qui remplis les brouettes de maïs et triticale. J'ai même tondu la ligne du dos et la croupe de 12 veaux pour éviter la galle que les poils longs portent plus facilement. Yves m'a montré les résultats des tests pour la conformité de la race de ses génisses en vue de leur inscription au Herdbook. Son troupeau est assez homogène en terme de qualité. J'ai vu aussi les résultats d'annalyse des taureaux pour le depistage de 7 maladies bien précises: on peut dire qu'il y a eu, et qu'il y a encore une très bonne gestion de la génétique pour écarter au maximum les risques. 6 taureaux sur les 7 présents sur l'exploitation n'ont aucune maladie: cette rigueur porte donc ses fruits.

Un adjectif : super

Un verbe : s'investir

Un nom : la passion »
Extacy vue de dos: une sacrée bête de concours

Teddy : « 2 jours viennent de passer. J'ai fait connaissance avec l'équipe ; je travaille beaucoup avec Drick : il doit avoir tout juste 20 ans car il vient de finir ses études en horticulture. Il parle très bien le français. M. Ooms est très gentil et compréhensif ; il conseille d'abord Drick qui me dit ce que je dois faire ensuite. M. Ooms sait ce qu'il veut ; pour moi, c'est un vrai ingénieur. Il travaille très vite. On sent que l'équipe est soudée et qu'il y a une bonne ambiance.
J'ai travaillé sur une machine qui sert à tondre les pelouses : elle fait 12m de long avec 6 plateaux sur chacun desquels reposent 5 moteurs électriques. Chaque plateau a 8 pneus. Cette machine est repliable en 2 fois pour pouvoir la tracter sur la route. Mon travail consistait, avec Drick, à monter un plateau et les 8 pneumatiques, le tout de niveau. On a installé des tuyaux hydrauliques (prises de mesure des flexibles) et monté le rouleau sur la petite remorque pour sabler les terrains de foot. J'ai également lavé une lame pour niveler le sol. Mais le meilleur est arrivé quand ils m'ont confié le manitou pour aller chercher les palettes de rouleaux de gazon sur la gazonnière (au total 6 palettes de 50 rouleaux et 2 de 35). J'ai rangé les palettes en fonction de la commande des 3 clients. J'ai enfin chargé 5 palettes dans la remorque du premier client qui est arrivé, un paysagiste.

Un adjectif pour qualifier ces deux journées: passionnant

Un verbe : écouter

Un nom : plaisir »


Kevin : « La famille m'a tout de suite intégré : tous les repas (petit déjeuner, repas du midi et le quatre heures) se prennent en famille. Je travaille avec Mme Adams. Elle me montre ce qu'il faut que je fasse avec quelques mots (elle ne parle pas du tout le français) ; cela ne pose pas de problèmes pour le travail mais quand je lui pose des questions, elle ne peut pas m'expliquer. C'est un peu frustrant, mais ça va. Le matin, j'aide à nettoyer (passer la balayeuse dans les allées, pailler, curer et désinfecter le box des petits chevreaux, etc). J'ai aussi participé à la surveillance des chèvres qui s'apprêtaient à mettre bas : il y a eu en 2 jours une quinzaine de naissances. J'ai aidé à sortir les chevreaux (voir la vidéo) et à donner le biberon à tous les petits. Pour l'alimentation, je distribue le granulé en sceaux. Hier, Mme Talet est venue me chercher à 20h pour que je puisse assister au moins une fois à la traite : c'est une activité qui est assez rapide car il faut 5 minutes tout compris pour traire 25 chèvres (nous étions 3). Une chèvre à Caprahoeve donne 1300 litres de lait environ par an, ce qui est plus que la moyenne.

Un adjectif : passionnant

Un verbe : naître

Un nom : le plaisir »
Les chevreaux dormaient tous en tas, bien au chaud

Les petits chevreaux qui viennent de naître
Il faut leur donner le colostrum dès que possible

Florian et Benoît : « L'ambiance de travail est bonne ; les ouvriers nous expliquent ce que nous devons faire. Une employée parle le français et un autre homme un peu. Il est roumain comme les deux autres salariés qui travaillent avec lui. M. Van Looveren est un employeur sympathique. Nous commençons Kiki et moi à 8h, le reste de l'équipe à 7h. Il y a une pause à 9h30 ; nous déjeunons sur le pousse à 12h et nous avons de nouveau une pause à 15h30.
Pour l'instant, nous trions le persil que nous sortons des caisses qui viennent d'Italie ; nous mettons les brins en bouquet de 130gr environ car une fois les queues coupées, ils doivent faire 100gr. Il y a beaucoup de pertes (les petits brins et les feuilles jaunes). Nous espérons avec Kiki pouvoir travailler dans les champs très vite ou dans l'atelier avec la mécanique et les tracteurs.

Un adjectif : dur

Un verbe : trier

Un nom : chaîne »


mercredi 22 février 2012

Coup d'envoi officiel pour les stages et vive le GPS!

Les stages ont réellement débuté ce matin pour certains. Benoît et Kiki ont commencé à 8h chez Danny Van Looveren (village de Rijkevorsel à 10 minutes environ du gîte). Nous avons ensuite conduit Teddy à la gazonnière beaucoup plus au nord (15 bonnes minutes) sur la commune de Meer.
Le dernier arrivé fut Kevin vers 8h40 à Meerle. Il restera à Caprahoeve jusqu'à 20h ce soir pour assister à la traite. Ils ont tous amené un petit casse-croûte et le cadeau prévu pour leur maître de stage.

Benoît Lollivier ne commencera que demain car aujourd'hui M. Anthonissen est à une sépulture tout comme M. Gerick. En revanche, Yves viendra chercher Jérémy au gîte vers 11h30. 
Heureusement que Christelle nous a prêté son GPS car il y a tout de même un bon chemin à parcourir tous les matins pour déposer les 6 stagiaires sur leur entreprise. Elles sont situées un peu tout autour de Hoogstraten mais les routes sont assez bonnes et le paysage tellement dépaysant que cela ne posera pas de problème. Il faut parfois traverser un lotissement avant d'arriver à une ferme (droite, gauche, puis droite, droite, gauche....). Je dois faire attention aux cyclistes qui sont très nombreux à circuler (tout est plat!): il y a un réseau de pistes cyclables assez important ici.

Pour les courses.... c'est une autre paire de manches. Nous avons vite trouvé des supermarchés à proximité du gîte (il y a un Lidl par exemple à 300m) pour faire nos courses : les garçons se sont spontanément organisés par gîte. Ils sont par groupe de 3 et se font leurs petites commissions et leurs menus ensemble. Cela me semble très bien pour qu'ils gagnent en autonomie. Ils ont compris aussi ce qu'était le coût de la vie..... quand ils ont dû payer hier matin plus de 100 euros leur caddy : le superflu (sodas, et chips par exemple) a un coût et les euros chiffrent vite. En ce qui me concerne, j'ai eu un petit souci arrivée à la caisse car ma carte (une visa pourtant) n'était pas acceptée : ici, les gens paient beaucoup en liquide. Il a fallu que j'enlève des articles de mon sac. Dans notre petite friterie où nous avons mangé à notre arrivée samedi soir, nous avions aussi payé en liquide. Il suffit de s'organiser. Je dois reconnaître que la vie dans l'ensemble est très chère ici.
Les premières grosses courses au supermarché du coin
La ferme où nous logeons nous donne le lait et les œufs ; Kevin a prévu d'ailleurs de nous faire des crêpes vendredi et a acheté la farine pour cela. Il y a une très bonne ambiance au sein du groupe et les jeunes sont visiblement très contents d'être là, d'être ensemble.

mardi 21 février 2012

Au moins 50 000 euros l'hectare de terres agricoles...

On nous a dit que le prix de l'hectare des terres agricoles pouvait s'élever jusqu'à ....................100 000 euros!!!! Ici, c'est normal. On ne comprend pas encore pourquoi le prix est aussi démentiel.
Kiki

Il se développe de 15 à 25% chaque année

Bart et Patrick, deux autres enseignants de VITO, sont venus au gîte vers 12h45 aujourd'hui pour nous accompagner sur notre entreprise de stage.
C'est une entreprise de conditionnement et d'import/export de légumes et d'aromates. Le propriétaire s'appelle Danny VAN LOOVEREN. Il possède 25 ha autour sur le site (jeunes pousses, roquette, épinards, etc). Il a aussi 6 ha sous serres et 5 ha d'épinards en Hollande puis 6 ha de persil frisé en Allemagne. Les épinards représentent la plus grosse culture de la société (20 ha en tout).
Tous les légumes sont ramassés à la machine. Les sols ici sont sablo-limoneux avec de l'argile en profondeur. Il irrigue par aspersion 15 ha en permanence. L'eau provient des nappes phréatiques. L'engrais organique est liquide et l'azote est apportée avec un épandeur.
Il y a 13 employés permanents et 5 saisonniers qui viennent de l'étranger; les périodes de pointe sont d'avril à octobre.
Après avoir été en extérieur voir les terres et quelques machines, nous sommes rentrés dans les chambres froides et les salles où les légumes sont triés, lavés et conditionnés. M. Van Looveren compte 5% de perte après le tri et ces déchets finissent au composter.
Il importe des légumes (ciboulette, persil...) du Maroc, d'Inde, du Kenya, Israël, etc. Récemment, il a installé une usine à Agadir où 3 personnes travaillent pour lui. Il est moins tributaire des aléas climatiques que nous avons eus récemment en France et en Belgique. Il se rend à Agadir une fois par mois pour contrôler ses 65 ha (40 ha en plein air, 25 ha sous tunnels plastiques).

Il vend sa marchandise à des centrales d'achats en Belgique et en Hollande pour des marques telles que Aldi, Lidl, Carrefour, Colryut. Ses 2 camions frigorifiques transportent les palettes: le conditionnement commence quand la commande est passée. On peut dire qu'il n'a pas de concurrents pour l'instant et qu'il recherche l'équilibre entre productions et demandes.

On attend de commencer demain pour se faire une opinion.

Florian Guarneri et Benoît Deus
Danny Van Looveren

Le tapis pour le tri des jeunes pousses (on voit les déchets au sol)


Mon maître de stage construit son matériel!

Aujourd'hui, j'ai enfin vu mon entreprise de stage qui est une très grande gazonnière. Le patron est M. Eric OOMS. Il a 45/50 ha de terre qu'il loue pour la production de son gazon. Il entretient aussi 30 ha sur lesquels on pratique le polo et 50 ha supplémentaires de terrains de sport à proximité (3 km maximum et un peu plus de 15 km pour les terrains de polo).
Il découpe dans sa gazonnière des rouleaux d'herbe (40 cm de large par 2,5 m de long) qu'il vend essentiellement aux particuliers. Il fait surtout de l'entretien (tonte) pour les espaces dédiés aux sports et pour les municipalités.
M. Ooms a fabriqué entièrement une sorte de lame de coupe de 15 mètres de long; il a aussi conçu de toutes pièces sa machine à découper, ramasser et empiler les bandes de gazon. C'est grandiose!! Cette machine est robotisée grâce à un générateur qui alimente la machine en électricité. Elle est aussi automatique et équipée de caméras de surveillance qui permettent de suivre les opérations. De plus, elle est unique! Mais une société franco-hollandaise s'apprête à en construire plusieurs selon les plans de M. Ooms. Le prix???? autour de 300 000 euros.
J'ai ressenti le professionnalisme de cet homme; son entreprise est à son image. Je sens que je vais apprendre beaucoup en mécanique car il y a pas mal de machines assez techniques pour le travail de la terre. Par exemple, il faut 8 passages pour la préparer au semis: labour, rotobèche, herse rotative, passage d'une lame pour niveler, etc. Vu qu'en cette saison l'entretien des bandes de gazon est moindre, je vais rester à l'atelier. Il y a quelqu'un qui parle le français pour m'aider.
Les bâtiments sont propres et bien rangés. Tout est impécable.
Conclusion: vivement demain que je rencontre l'équipe (3 salariés et M. Ooms).

Teddy Lassuderie
M. Ooms nous montre des plaques de gazon qu'il fait venir
La machine pour ramasser les plaques çà la bonne taille, inventée de toutes pièces par Eric

La "barre de coupe" qui vient des USA; Eric en a fait une autre plus perfectionnée de 15m de long

lundi 20 février 2012

Surprise...dimanche après-midi


Hier après-midi, nous sommes restés au gîte à cause de la météo: pluie, vent, grêle.... Nous avons joué au billard (il y a une grande salle à l'étage), au mikado, jeux vidéos, etc. Quand il s'est arrêté de pleuvoir, on est allés faire un tour sur l'exploitation de Leen - les vaches écoutaient de la musique au moment de la traite!
Quand nous sommes revenus vers les gîtes, nous avons vu tout d'un coup par la vitre Mme Talet et Mme Auvray dans la grange restaurée: elles buvaient une bière sans nous!!
Après le repas, nous avons organisé une soirée "cinéma" dans le "gîte des grands" (Kiki et les deux Benoît); nous avons regardé un film que Benoît avait apporté.
Teddy
Premier repas pris tous ensemble dimanche à midi: pâtes à la carbonara préparées par Christelle


Nous avons vu une star belge!

M. Yves GERICKE et son épouse nous ont accueillis en fin d'après-midi sur leur exploitation de vaches Blancs Bleus Belges. Il compte 200 bêtes (55 vêlages par an) et une surface de 53 ha (prairies, maïs, triticale, épautre, betteraves fourragères). Les femelles sont engraissées alors que 30 à 40% des taureaux sont vendus pour l'élevage (le reste est engraissé jusqu'à 20 mois).
Les génisses vêlent la première fois à 2 ans, puis à 3 ans et enfin à 4 ans puis engraissées et abattues avant 5 ans: les bêtes de cette race doivent "partir vite" à l'abattage car la boucherie la préfère jeune. Le GMQ est de 1,5kg/jour. Les vêlages se font entre septembre et fin mai, tous issus d'IA pratiquée par M. GERICKE lui-même. Il ne fait pas les césariennes lorsque les vaches mettent bas.
J'ai trouvé les bâtiments divisés (3 lots de veaux en fonction de leur âge, les génisses d'un côté, les mères de l'autre, etc). Tout est propre. L'alimentation est distribuée tous les 3 jours.
Il me tarde d'y aller travailler parce que la Blanc Bleu Belge est une race que je veux découvrir, d'où ma présence ici. J'aimerais énormément assister à une mise bas (donc à une césarienne): il risque d'y en avoir quand je serai sur place. J'espère! Teddy a même proposé à mon maître de stage de donner mon prénom au veau qui naîtra quand je serai là! Heureusement, ils sont à la lettre...
Nous avons même vu une star... elle s'appelle Extacy van de Vloeikenshoeve. Cette vache a été primée plusieurs fois au niveau local (première place) et national (3ème place). Elle est très connue en Belgique et le maître de stage de Benoît Lollivier a un de ses fils comme reproducteur (Maserati).
Jérémy P.

L'amour est dans la stabu...

Ce matin à 10h, nous avons visité mon entreprise d'accueil Caprahoeve ("Hoeve" veut dire ferme en flamand). Nous avont été immédiatement très bien reçus avec un café, du lait et des gauffres! Nous étions dans une salle qui surplombait les 600 chèvres de l'élevage.
La journée commence pour Rit ADAMS par la traite à 6h; il lui faut 2 heures pour traire les chèvres. Paul, son conjoint, s'occupe de 55 Prim'Holstein plus loin.

Rit nous a expliqué le fonctionnement de son élevage de A à Z grâce à une vidéo: le système des couleurs pour identifier les chèvres malades ou gestantes, les saillies, les mises bas, l'allaitement des chevreaux, la lactation, le problème des grossesses nerveuses, le paillage, l'alimentation, le parrage... Rit nous a dit qu'elle payait 150 euros la tonne de paille qu'elle fait venir de France, voire d'Espagne (transport compris).

Nous avons posé des questions sur la gestion des effluents: ici, les agriculteurs doivent payer pour qu'on les en débarrasse. En Belgique, les surfaces des exploitations sont petites proportionnellement au nombre de bêtes. A Caprahoeve, 600 tonnes de fumier sont enlevés chaque année.

Nous avons ensuite visité la salle de traite que j'ai bien aimé car je la trouve fonctionnelle (automatisation) et spacieuse. Tout était extrêmement propre! J'ai été aussi intéressé par le concept de vente à la ferme en été (vente de fromages à base de lait de vaches et de chèvres ainsi que des fraises, le tout dans un gros distributeur automatique).

Tout m'a plu mais je me fais quand même du souci.... Rit ne parle pas du tout le français mais on m'a dit que les jeunes filles en stage chez elle m'aideraient car elles apprennent le français à l'école. Je décrirai plus tard les ateliers que je verrai sur place.

Kévin B.
Des petits chevreaux de moins de 2 jours

Vue du troupeau des chèvres: le calme règne

Mme Adams a été très chaleureuse et patiente; elle avait 2 traducteurs pour nous expliquer son travail

Le groupe au complet avec Mme Adams au fond et Wim à droite, enseignant de VITO qui nous a accompagnés tout lundi

Ca roule ma poule !

  Aujourd'hui nous avons fait la visite de mon entreprise d'accueil, chez M et Mme ANTHONISSEN. Les petits joueurs du Cap de Gascogne peuvent aller se rhabiller : plus de 100 000 poules pondeuses en batterie ou en parcours "libre". Elles vont chacune bientôt se doter du luxe : 750 cm² par cage au lieu des 500 actuels, en raison d'une mise aux normes exigée par l'UE. 36000 oeufs par heure sont mis en palette, soit 100 000/jour (une palette : 10 800 oeufs). Ces derniers sont estampillés d'un "B" rouge pour qu'ils restent en Belgique. Ils sont destinés à l'industrie : mayonnaise, pâtisseries industrielles... Toutefois, un nouveau bâtiment est réservé à la production d’œufs pour à la consommation, voire à l'exportation (Allemagne).
  Un second  atelier est présent sur cette structure : mon maître de stage élève des papas Blanc Bleu Belge ! Il travaille pour l'organisme BELGIMEX qui propose des semences d'excellents reproducteurs de la race. Avec un technicien il s'occupe de prélever les semences 2 fois par semaine, de les analyser et de les stocker en paillettes. Tous les mois, l'organisme vient contrôler la rentabilité de chaque bête.
  Ils m'ont mis de suite à l'aise, ils sont motivés pour me présenter leur exploitation moderne et luxueuse et sont prêts à m'emmener avec eux à la foire agricole de GEEL jeudi après-midi. J'ai hâte de voir la suite !
LOLLIVIER Benoît
Des milliers de poules pondeuses

M. Anthonissen avec son technicien dans le laboratoire de semences de taureaux

Les paillettes au réfrigérateur: une des nombreuses étapes avant la vente de la semence